Histoire

Un village sur sa butte

Saint-Roman (166 habitants en 2012) n’est pas exactement un village touristique, mais ce n’est pas un village anodin. Sur la route de Châtillon, il est bien connu pour son ensoleillement exceptionnel qu’il doit en partie à une morphologie héritée des siècles anciens. Cette forme est particulièrement apte à capter la lumière. Dominant légèrement la route départementale, tourné vers la combe du Haut-Diois (la partie amont de la « Combe de Die »), il en est la marque la plus méridionale, quasi provençale, avant que par Châtillon on ne pénètre dans la montagne.

Contrairement à presque tous les autres villages de la Combe, Saint-Roman a eu la chance de pouvoir rester sur son site médiéval, sa butte. Lorsqu’au XIXème siècle la route remplaça les chemins muletiers, les buttes de Molières, Aix-en-Diois, Montmaur, Montlaur, Menglon furent peu à peu abandonnées au profit d’agglomérations nouvelles construites au long de la route. L’attraction de la route opéra aussi à Saint-Roman, mais sans contraindre ses habitants à déserter leur butte. Celle-ci avait le double avantage d’être au contact de la route et de ne pas être trop élevée. Un continuum s’opéra entre l’habitat nouveau et l’habitat ancien, symbolisé par la Mairie-Ecole bâtie vers 1890 au point de jonction entre les deux ensembles.

Saint-Roman vu du sud-estSaint-Roman en Diois

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Texte par Philippe Haeringer.